Les deux tours : Atenor & Leaselex

Deux projets de tours collées rue de la Loi : mégalomanie aveugle des promoteurs !

Rectificatif : nous écrivions que le P/S de la tour Europa du promoteur Atenor était de 13,1. Il est en réalité de 16,25 car il faut retrancher aux 3370 m² de terrain annoncés les 570 m² (non constructibles) que constitue "l'esplanade" en surplomb de la chaussée d'Etterbeek. Rappelons que le PUL préconise un P/S de 8. Quant à l'emprise au sol, elle est non pas de 78,2 % mais de 94 % (pour un maximum autorisé, selon le projet de RRUZ, de 60 %).
Moralité : ce terrain est bien trop petit pour accuiellir une tour d'un tel volume (volume demandé par Atenor afin de se conformer aux exigences de la Commission européenne).

Ce mercredi 19 juin, la Commission de Concertation de la Ville de Bruxelles se réunira pour débattre de deux projets de tours situés dans le Quartier européen : le projet Brussels Europa, du promoteur Atenor et un projet développé par la SPRL Leaselex (Europa Capital). Ces projets se situent dans le périmètre du Projet Urbain Loi (PUL), sur le même îlot (l’îlot A) et sur des parcelles contiguës…

Les demandes de permis introduites par les deux promoteurs succèdent à des demandes pour les mêmes terrains, assez récentes, beaucoup moins gourmandes en termes de surfaces et de volumes que les projets actuels.
D’un total de 59.303 m² en 2008 (29.861 pour Atenor et 29.442 pour le prédécesseur de Leaselex), on passe en effet à 89.583 m² (45.516 pour Atenor et 44.067 pour Leaselex), soit une augmentation de 30.280 m² (+ 51 %).

Les deux promoteurs font appel au même argument pour justifier le gonflement de leurs projets respectifs et leurs gabarits en dérogation au RRU : ils prétendent se conformer au Règlement Régional d'Urbanisme Zoné (RRUZ), censé traduire les principes du PUL sous forme réglementaire.
Le RRUZ n’est pour l’instant qu’à l’état de projet et la version à laquelle les promoteurs se réfèrent (c.-à-d. la première, soumise à l’enquête publique en 2011) a été fortement amendée suite aux nombreuses critiques émises (dont un sévère avis négatif de la Ville de Bruxelles) et à la réalisation d’une étude d’impact rigoureuse.

 

En conséquence, l’ARAU demande :