Logement — Publié le 25 avril 2013

Projet de nouveau campus - et de démolition! - de la HUB : au secours, les iconoclastes reviennent !

© ARAU – Un ensemble architectural à préserver, rue du Marais 33

L’université entend poursuivre son implantation à l’angle de la rue du Marais et de la rue des Sables, en face du Centre Belge de la Bande Dessinée. Ce projet, présenté comme une rénovation dans la presse, n’est rien d’autre qu’une démolition-reconstruction de bâtiments fin XIXe et Art Déco, de grande valeur et en très bon état. Aucun projet (même au nom des besoins d’extension d’un équipement scolaire), ne peut justifier la disparition d’un patrimoine de cette qualité.

Démolir ces immeubles constituerait un non-sens urbanistique, un non-sens patrimonial, un non-sens environnemental et un non-sens économique. Les autorités compétentes (Ville de Bruxelles et Région) doivent refuser cette demande de Permis d’Urbanisme. La Ville doit rester cohérente avec sa volonté de protéger ce patrimoine, émise à travers le permis octroyé en 2009. De plus elle doit veiller aux intérêts des nouveaux habitants riverains, plus de 80 ménages, 370 à terme (si l’on inclut  les projets « Urban Quarter Meyboom » et « Chambon », sans compter les quelques centaines d’étudiants pour lesquels il y a des projets dans ce quartier…)

L’incompatibilité du programme de la HUB avec les possibilités des bâtiments existants n’est absolument pas démontrée. Les demandeurs ne justifient et n’argumentent pas l’impossibilité d’adaptation du patrimoine acquis. Le rapport d’incidences lié à la demande de permis d’environnement est particulièrement laconique. Il faut rester dans l’approche de stratification qualitative menée jusqu’ici. La restauration de 1992 a certainement fait l’objet d’une étude historique dans les pas de laquelle il faut s’inscrire. La HUB doit insérer son projet dans les immeubles existants et chercher ailleurs des opportunités d’extension pour les fonctions auxquelles l’immeuble serait inadapté.