Espace Public — Publié le 1 décembre 2010

Petite chronique du ghetto européen à son apogée

Source : © Atelier Christian de Portzamparc

L’actualité et l’agenda de la Région de Bruxelles-Capitale, qui multiplie les initiatives visant à transformer le périmètre dit « quartier européen » à plus ou moins brève échéance, imposent une réflexion sur les propositions de l’ARAU pour faire évoluer ce quartier vers un quartier de ville mélangé, intégré dans une ville où les demandes en déplacement sont réduites. Dans une conception de ville en tant que lieu de solidarité, que sous-tend une ville mélangée, la réflexion ne saurait se résumer à des propositions de type urbanistiques. Cette solidarité passe entre autres par une diversité d’habitants et par une participation de tous au financement de la ville-Région. L’objet de cette étude est donc de présenter et de développer les revendications de l’ARAU dans les domaines de la solidarité économique, du logement et de la mobilité.

L’impact socio-économique de la présence européenne à Bruxelles a fait l’objet de plusieurs études. La première étude est le fruit du Centre d’études et de recherches urbaines (ERU) réalisée en 1982. Elle est issue de l’initiative associative, avec le soutien de Quartier des Arts. Si l’on excepte l’étude sur l’Espace Bruxelles-Europe, davantage urbanistique, il faut attendre 1998 pour voir la première étude commandée par les pouvoirs publics : l’étude d’Iris Consulting de 1998, commandée par Jos Chabert, alors Ministre des Finances et des relations externes de la Région de Bruxelles-Capitale sur « L’impact socio-économique des institutions européennes et internationales dans la Région de Bruxelles-Capitale », juillet 1998. Elle n’a pas fait d’actualisation stricto sensu. Certains aspects de cette étude, en particulier ceux relatifs à l’impact immobilier et territorial, sont dépassés. Sauf exception, la présente étude ne se réfère pas aux données d’Iris Consulting. 

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