41e École urbaine |
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Infos pratiques
41e École urbaine de l’ARAU. Lieu, dates, heures, prix...
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Rétrospective
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La ville : air, eau, terre, feu
Du 29 mars au 2 avril 2010 |
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Quand, en 2006, l’ARAU organise l’École urbaine sur le thème de la décroissance, son but est de mettre en évidence les ressources de la ville face à la crise écologique. La ville y est présentée comme fondement d’une politique écologique car elle permet le déploiement à grande échelle de styles de vie moins consommateurs d’énergie. À l’époque, l’imprégnation de l’idéologie de la croissance est telle que lui opposer son antithèse fait peur. Par contre, les concepts de durabilité ou de soutenabilité passent dans les esprits, suscitent des adhésions… et sont même récupérés par de nombreux programmes industriels soutenus par une publicité intense.
Mais les esprits lucides décèlent rapidement l’oxymore : une croissance affirmée comme durable, permanente, éternelle, peut certes diminuer localement le poids des destructions environnementales, |
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mais elle ne peut en aucun cas remettre en cause leur origine : la société industrielle dans ses formes contemporaines, caractérisées par la mondialisation et la globalisation.
Cette 41e École urbaine de l’ARAU se concentrera sur les thèmes environnementaux fondamentaux, à la recherche des solutions que la ville - Bruxelles - offre par son organisation physique et sa vitalité politique. Cette démarche s’inscrit dans la réflexion liée à l’élaboration du nouveau Plan Régional de Développement Durable qui devra placer au centre de son projet de ville la durabilité et donc la politique de l’environnement. Nous partirons des quatre éléments : l’air, l’eau, la terre, le feu pour affirmer leur gestion parcimonieuse comme objectif politique. Dans un but : contribuer à baliser les décisions collectives qui s’imposent désormais. |
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Visites |
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Visites d'infrastructures :
- vendredi 12 mars, 14h30-16h30 : l'incinérateur de NOH
- jeudi 18 mars, 13h30-15h00 : la Centrale d'épuration de Bruxelles Nord
- vendredi 19 mars, 13h30-14h30 : le Musée des égouts
- vendredi 26 mars : le Centre de tri des déchets et le Centre de compostage (inscriptions clôturées pour cette visite)
Inscriptions pour les visites pour le 5 mars 2010 au plus tard au 02 219 33 45 ou info@arau.org |
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Programme de l'École urbaine |
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Lundi 29 mars
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Le feu |
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L’énergie et le climat : une affaire de degrés |
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Orateur à confirmer |
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L’énergie thermique est indispensable pour faire tourner l’industrie, les transports, le confort domestique. L’énergie solaire est encore peu utilisée. L’énergie provient d’importations d’énergie électrique ou de combustibles fossiles : le pétrole, le gaz, le charbon qui ne sont pas inépuisables et sont déjà de plus en plus coûteux. Les sociétés occidentales devront sortir d’une économie basée sur le gaspillage. Le développement de l’usage rationnel de l’énergie et des énergies alternatives balbutie. Produire l’énergie génère également des gaz à effets de serre qui perturbent le climat. Comment tendre vers une réduction drastique des émissions dont le sommet de Copenhague a bien mis en évidence la nécessité ? Comment la ville peut-elle être davantage parcimonieuse en énergie et affirmer sa valeur ajoutée individuelle et collective par rapport à la péri urbanisation ? Faut-il réduire l’usage de l’air conditionné, des démolitions, de l’éclairage urbain, de la voiture individuelle ?
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Gestion des déchets : plus on consomme plus on jette, plus on jette, plus on consomme d’énergie, plus on pollue… |
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Francis Radermaker, Conseiller Environnement au Cabinet de la ministre Evelyne Huytebroeck |
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Bruxelles produit 2 millions de tonnes de déchets par an. La concentration de la population dans les villes entraîne une production importante de déchets, dont un tiers sont des déchets de construction. Ces déchets, il faut les récolter et les éliminer. L’élimination génère des gaz à effets de serre. Là aussi, les choix opérés au temps de l’énergie abondante et bon marché et de l’insouciance environnementale doivent être revus au prix de changements de comportements individuels mais aussi de choix politiques et d’investissements économiques. Quel est le bilan du tri obligatoire des déchets en Région de Bruxelles-Capitale ? Quel usage est fait de la chaleur résultant de l’incinération ? Existe-t-il des alternatives à l’incinération ? La responsabilisation de la population peut-elle réduire le consumérisme ? Comment mieux promouvoir la dématérialisation, le recyclage, la réutilisation ? Comment inciter l’industrie à produire des objets durables ? |
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Mardi 30 mars
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L’eau |
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Le cycle de l’eau, portait hydrographique régional
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Valérie Mahaut, Ir architecte, Dr. en Sciences de l'Ingénieur - UCL |
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Pas de vie sans air propre, pas de vie non plus sans eau. Les perturbations du cycle de l’eau ébranlent les écosystèmes, y compris en ville. Les cours d’eau, plans d’eau et zones humides dont la Région est dotée constituent des écosystèmes particulièrement riches et variés qu’il s’agit de préserver tant du point de vue de leur biodiversité, de leur attrait paysager et récréatif que de leur utilité (la prévention des inondations). Paul Duvigneaud mettait en évidence le fait que l’eau des précipitations était peu utilisée et remplacée par une importation d’eau de conduite puisée dans les nappes phréatiques et les cours d’eau en milieu rural. D’où vient l’eau consommée à Bruxelles ? Quelle est sa qualité ? Quelle quantité d’eau est importée ? Pas de justice sociale sans accès à une eau de qualité à un coût raisonnable car tourner le robinet est un geste machinal et insouciant mais aussi devenu indispensable dans des proportions exagérées. |
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L’eau dans la ville, ça coule de source ? |
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Christiane Franck, Directeur général de Vivaqua |
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La ville est grande consommatrice d’eau : pour son industrie, sa population, ses voiries, le paysage urbain et son esthétique… Pas de vie urbaine possible sans une gestion de l’eau efficace. Mais l’urbanisation imperméabilise les sols, des bassins d’orage sont construits pour dompter l’eau des orages. Il s’agit d’une réponse technique coûteuse. Les rivières, les canaux, la mer sont voies d’accès (de commerce, d’invasions), leur contrôle est source de conflits. Les catastrophes naturelles et les conflits armés renvoient à cette condition de toute vie : l’accès à l’eau. Source de spéculation, de monopolisation, d’enrichissement… Mais aussi de revendication de droits. L’eau à Bruxelles : celle qui entre, celle qui tombe du ciel et celle qui sort. Les institutions qui captent l’eau, la distribuent, l’évacuent, l’épurent ; leur fonctionnement, leur budget, leurs problèmes… La rénovation des égouts alimente l’augmentation continue du prix de l’eau. L’eau tend à devenir une valeur marchande. Quels projets pour une gestion démocratique de l’eau ? |
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Mercredi 31 mars
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La terre |
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Objectif qualité et usage démocratique des sols
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Saïd El Fadili, Chef de la sous-division Sols - IBGE |
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Dans une ville dotée d’un passé industriel tel que celui de Bruxelles, les sols se sont dégradés des suites de l’activité humaine : la pollution historique par l’industrie et la pollution par la circulation et ses conséquences (ruptures dans le relief et les bassins de vie introduites par les infrastructures, stations essence, garages, ruissellement des huiles…). Les sols peuvent être gaspillés, abîmés, hachés par les voies de communication ou être rendus stériles sous l’effet de la pollution. D’autre part, la désindustrialisation, qui est le moteur du déclin urbain, crée des « opportunités foncières ». L’accès au sol, comme l’accès à l’eau, engendre des conflits. Cette concurrence prend communément la forme de la valeur foncière, et peut, dès lors, devenir source d’injustice et d’inégalité. Les sols acquièrent de la valeur, par des décisions politiques ou des investissements publics ou privés. La fonction de la planification est d’organiser un usage rationnel et parcimonieux des sols. Ces dernières années, il y eut, sous la pression des promoteurs, une forme de surenchère quant à la destination des réserves foncières. La Région a tenté un inventaire des terrains disponibles. La recherche de durabilité implique une lutte constante contre la pollution et les tentatives d’accaparement des sols à des fins stériles sur le plan collectif. Le PRDD doit-il élaborer une doctrine en matière de densification qualitative ? Quelles formes la ville doit-elle prendre ?
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La biodiversité en ville |
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Harry Mardulyn, Président de Bruxelles-Nature |
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2010 est l’année de la biodiversité. La biodiversité se définit par l’équilibre, souvent fragile, entre la faune et la flore. Bien que Bruxelles soit une ville verte qui comporte plusieurs hectares de parcs et de forêts, la biodiversité est également en crise, car elle s’appauvrit du fait de l’action anthropique : les biotopes sont perturbés, des espèces disparaissent, des espèces exotiques invasives colonisent les espaces libres, les pesticides empoisonnent les cours d’eau. Ne faut-il pas cesser d’opposer ville et campagne, urbanisation et réserves naturelles afin de promouvoir un renforcement global de la biodiversité dans la ville qui réponde aux besoins de la nature et de l’homo urbanus ? Comment accueillir de nouveaux habitants tout en ménageant des espaces non bâtis ? Quelles formes doivent revêtir ces espaces ? Comment améliorer la qualité des intérieurs d’îlots, souvent encombrés d’annexes, de constructions illégales, de parkings, de bâtiments industriels devenus improductifs ? Comment végétaliser le centre et la première couronne ? Comment sortir de la suspicion généralisée en matière de gestion des arbres d’alignement ? Quel est le bilan du maillage vert et du maillage bleu, du point de vue des Bruxellois ? |
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Jeudi 1er avril
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L’air |
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L’air que l’on respire
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Jacques Kummer, Professeur à l'École de Santé publique - ULB |
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L’air est, on le sait, indispensable à la vie. Mais qu’est-ce que l’air ? Quelles exigences de qualité de l’air faut-il viser pour assurer le développement de la nature et de la santé humaine ? Près de 30.000 tonnes de polluants gazeux sont émises à Bruxelles chaque année. Ils ont un effet sur la santé. Quelles sont les facteurs de la dégradation de la qualité de l’air et les remèdes possibles ? Il est faux de dire que « l’air est à tout le monde ». Même si « l’air de la ville rend libre », tous les habitants ne sont pas égaux devant la qualité de l’air. Habiter un quartier « aéré » est synonyme à la fois de verdure, de quant à soi et d’air pur. Historiquement, la ville est perçue comme le lieu de la pestilence, des miasmes, du smog, produits essentiellement par l’industrialisation, puis les transports. L’urbanisme est une tentative d’y remédier : par les opérations d’assainissement, par l’hygiénisme, par la prophylaxie… Le fonctionnalisme lui-même fut une tentative de réponse. Apporter l’air pur et la lumière fut, en effet, une de ses motivations. Mais les remèdes qu’il applique ont multiplié les sources de pollution au point que la campagne est aussi polluée que la ville. Quelles dispositions le PRDD doit-il comporter afin de garantir un air plus pur dans tous les quartiers de la ville ? |
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Du bruit pour rien ? |
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Marie Poupé, Ingénieure planificateur - IBGE |
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La perception des gênes dues au bruit est différente selon les individus mais un ménage sur deux, à Bruxelles, se déclare insatisfait de son environnement sonore. Du fait de son caractère agressif, la population est en effet plus sensible au bruit qu’à d’autres détériorations de l’environnement. Bruits de la ville, des entreprises, des loisirs… Bruit des autres, différents par la culture ou les rythmes de vie. Bruits que l’on fuit par l’exode urbain, calfeutrés dans des logements quatre façades, alors que la campagne n’est pas nécessairement silencieuse, comme s’en rendent compte de nombreux néo-ruraux. Pourtant pas de vie sans bruits, qui situent dans l’espace et le temps. Toutes les fonctions urbaines exposent au bruit. Mais certains sont agressés davantage que d’autres tant par les dispositions de l’urbanisation que par la qualité des logements et des matériaux. Parmi les sources de bruits : le trafic routier, les avions, les installations techniques… L’urbanisme s’est contredit en cherchant la solution dans la séparation fonctionnelle. Le bruit est quantifié et cartographié, avec, en perspective, des politiques pour lutter contre le bruit. Comment assurer la maîtrise et la réduction des bruits dans l’urbanisme de la mixité sociale et fonctionnelle ? |
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Vendredi 2 avril
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Politique de la ville, socle des changements de comportements |
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Comment passer du « développement » à la sobriété ? |
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Natalia Escudero
Peña, Ir. Architecte
/ Ph.D. City planning |
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La ville, c’est la protection de l’environnement par la mixité, la densité, la proximité des fonctions qui limitent les déplacements, principale source de pollution aujourd’hui. Rien ne sert de fuir la ville, ce qui, au contraire, accroît les pressions sur l’environnement et sur les finances publiques par la dispersion. Quel doit être le contenu du futur PRDD dans les domaines de l’environnement et de l’usage parcimonieux de l’énergie ? Comment la durabilité peut-elle se réaliser tout en assurant une activité économique renouvelée dans ses effets ? Il est temps de passer de messages culpabilisants individuellement à des politiques publiques fortes capables de bâtir un consensus autour des ruptures et des réorientations nécessaires. Quelles sont les conditions de la société civile pour réussir un PRDD axé sur une société de sobriété qui renonce au gaspillage des ressources et prenne, au contraire, appui sur les ressources de la ville pour renforcer une protection forte et féconde de l’environnement ? Il s’agit, pour les associations, de muter d’une position défensive, celle de l’opposition forte à la détérioration de l’environnement global, à une repolitisation offensive de la qualité de l’environnement urbain, à une juste revendication d’action politique. Se consoler de Copenhague par l’action individuelle et collective. |
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Conclusions : éléments pour un PRDD économe en ressources |
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Marc Frère, Président de l'ARAU |
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La crise tridimensionnelle qui frappe le monde atteint les villes qui sont aussi acteurs de cette crise. Les villes sont vulnérables : les erreurs d’urbanisation peuvent accroître les effets des catastrophes naturelles. Elles peuvent connaître des troubles sociaux graves. L’avenir des villes n’est en rien prédéterminé : l’héritage culturel et humain peut, sous les coups des crises locales et globales, se déliter jusqu’à s’effondrer. L’échec de Copenhague montre bien que les risques ne sont pas écartés, faute essentiellement de volonté politique.
Pourtant, les villes peuvent survivre si elles acceptent le débat politique, dans la permanence, la clarté, la liberté et l’égalité, avec comme perspective le bien commun. Les villes constituent le monde et l’Europe. C’est en elles et par elles que se résoudront les questions sociales, économiques et écologiques et non dans des utopies qui renvoient les habitants à la restriction, au resserrement, à l’enfermement communautaire ou ethnique, à l’inégalité, ni davantage dans des attitudes de repli pseudo villageois.
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