Midis de l'urbanisme |
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Infos pratique
Midis de l'urbanisme 2008
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Rétrospective
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Rentrons en ville !
Réflexions sur les entrées de ville à Bruxelles
26 septembre - 5 décembre 2008
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Dès les années 90, la Région a mené une réflexion sur les « entrées de ville ». Cette réflexion tranchait de manière indiscutable avec les options de la décennie précédente et en particulier celle des pénétrantes contres lesquelles de nombreux habitants s’étaient mobilisés avec succès. En s’interrogeant sur les portes de ville, la Région naissante visait à consolider l'identité régionale, à assurer une meilleure lisibilité entre le bâti continu qui caractérise la ville et l’ordre ouvert caractéristique des zones périurbaines, mais surtout elle cherchait à réduire les flux automobiles entrant dans la ville-capitale.
En effet, parallèlement à une politique de transports en commun attractive, des aménagements adéquats, devraient concourir à une baisse sensible des nuisances en tous genres liées aux importants flux automobiles qui pénètrent quotidiennement en ville. Les automobilistes adopteraient en entrant en ville un autre
comportement, un comportement urbain et non plus un comportement routier. En outre, réduire ces flux contribuerait à rendre l'habitat en ville plus attractif ce qui aurait
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comme conséquence une réduction du nombre de navetteurs.
En relançant la réflexion sur le concept des « entrées de ville », l’ARAU souhaite donner aux pouvoirs publics des arguments décisifs pour passer de la réflexion aux actes. Entre autres questions, les Midis de l’urbanisme 2008 tenteront de faire le point sur la problématique des « entrées de ville ». Dans quelle mesure les aménager permet-il une réduction du trafic ? Quelles modalités ont été retenues ailleurs ? Que dire des aménagements réalisés à Bruxelles ? Peuvent-ils en inspirer d'autres ? Le développement socio-économique peut-il en être freiné ? L’attractivité de la ville peut-elle en être améliorée ? Etc. |
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Vendredi 26 septembre
Présentation conceptuelle de l’entrée de ville |
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Jean-Paul LHUILLIER, spécialiste des routes et autoroutes en milieu urbain, Certu |
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L’entrée de ville ne constitue pas un thème de réflexion urbanistique uniquement en Région bruxelloise. En Flandre comme en Wallonie, autant qu’à l’étranger, de Copenhague à Lyon, de Saint-Pétersbourg à Francfort, l’entrée de ville est un élément important des réflexions urbaines. Au delà de son intérêt paysager évident et de sa participation à la structuration de l’urbain qu’elle identifie, l’entrée de ville est perçue assez consensuellement comme un instrument de réduction du trafic automobile. La plupart du temps les pouvoirs publics cherchent à réduire le trafic automobile pour favoriser le report modal (bus, train, RER...), ce qui contribue au développement de l’habitat en périphérie. Or une politique de réduction du trafic automobile pourrait s’envisager en considérant que l’habitat en ville deviendrait plus attractif, ce qui permettrait d’envisager un développement inverse, les habitants de la périphérie quittant les zones périurbaines pour s’installer en ville. C’est certainement là que résident les enjeux les plus forts de cette réflexion.
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Vendredi 3 octobre
La vision de l’entrée de ville en aménagement du territoire à Bruxelles, Apports du PRD
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André VITAL, Fonctionnaire délégué de l'Administration régionale de l'Aménagement du Territoire et du Logement |
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En 1995, la jeune Région bruxelloise adoptait le Plan régional de développement (PRD). La Région recherchait alors à consolider son identité la différenciant des deux autres régions, à mieux structurer son territoire ainsi qu’à limiter autant que faire ce peut la pression automobile. Pour les pouvoirs publics l’entrée de ville est assez naturellement apparue comme un levier opérationnel fort pour agir sur ces trois champs. C’est pourquoi on retrouve autant de volontarisme politique dans la promotion du concept dans le PRD.
En fin de compte, le PRD a érigé les entrées de ville en un concept d’aménagement essentiel dans la planification territoriale en Région bruxelloise. Mais selon quelles modalités et pour quels résultats ?
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Vendredi 17 octobre
L’entrée de ville en région bruxelloise, de l’émergence de la réflexion aux premières concrétisations au travers de l’avenue de la Foresterie et de la rue de Stalle
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Jean-Pierre MAJOT, Urbaniste |
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La Région bruxelloise a fait sienne le concept d’entrée de ville à la suite de propositions écrites par l’urbaniste Jean-Pierre Majot pour la chaussée de Waterloo et la chaussée de Wavre. Ce travail a fait la clarté sur les apports urbanistiques et l’intérêt pour le développement d’une ville d’un bon aménagement de ses entrées. Sa vision, qui est davantage celle d’un aménageur que celle d’un routier, est riche en enseignements, d’autant qu’elle a inspiré la réalisation des deux seules entrées de ville – peu importantes en termes de flux – ayant fait l’objet à Bruxelles d’un aménagement spécifique : la rue de Stalle et l’avenue de la Foresterie.
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Vendredi 7 novembre
Cas concret : réflexion autour du réaménagement en entrée de ville du viaduc Herrmann-Debroux
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Didier GOSUIN, Bourgmestre d’Auderghem |
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En 2003, l’incendie accidentel survenu au viaduc des Trois-Fontaines a mis au premier plan de l’actualité le prolongement de l’E411 dans Bruxelles. Avec 60.000 véhicules jour, il constitue depuis les années 1960 une des principales voies d’entrée dans la capitale.
Pour sa remise en l’état, les pouvoirs publics jugèrent qu’il n’était pas opportun de demander un permis, le droit s’éclipsant devant l’automobile. Face à cela, l’ARAU est allé en justice. La conciliation choisie, l’ARAU a obtenu que le droit soit respecté et qu’il y ait demande de permis et étude d’incidences. Ce fut chose faite, mais les bénéfices escomptés furent maigres : une bande bus installée et une limitation de vitesse.
Pour autant, l’action isolée de l’ARAU n’allait pas rester sans suites. En 2008, la commune d’Auderghem a lancé un appel à idées pour réaménager l’autoroute urbaine en boulevard urbain. C’est une opportunité sans précédents pour réaliser enfin un ambitieux projet d’entrée de ville à Bruxelles.
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Vendredi 21 novembre
Cas concret : réflexion autour du réaménagement en entrée de ville du carrefour Reyers et de l’arrivée à Bruxelles de l’E40
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Bernard DEVILLERS, Coordinateur de l’asbl Wolu-Inter-Quartiers |
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L’E40 pénètre jusqu’aux portes du quartier européen depuis 1972. Son point final, le carrefour Reyers, un inextricable noeud routier où les 12 voies de circulation de l’E40, des tunnels, des boulevards et des avenues s’entrechoquent. Dès sa construction, ce complexe routier a rencontré l’hostilité de la commune de Schaerbeek, des comités d’habitants et de l’ARAU. Il faut dire que ce sont près de 82.000 véhicules qui se pressent ici quotidiennement pour entrer et sortir de la capitale.
Depuis 1995, l’ARAU soutient officiellement la suppression du viaduc Reyers, symbole du complexe moderniste, plébiscitant sa transformation en boulevard urbain. D’autres projets ont germé – projet de Wolu-Inter-Quartiers de mai 2008 –, démontrant la viabilité de solutions alternatives et le fait que ce complexe routier est loin d’être une fatalité. Dans ce contexte, comment organiser une réduction du trafic à Reyers ? Quelles modalités sont à envisager ?
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Vendredi 5 décembre
Synthèse générale : reprise des enseignements les plus pertinents sur l’entrée de ville dans le cadre de la réduction du trafic automobile entrant à Bruxelles
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Vincent CARTON, Ingénieur civil, urbaniste |
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La théorie de l’aménagement de l’entrée de ville n’est pas neuve. À Bruxelles, les plans (PRD 1995 ; PRD 2002) ont fixé un ensemble de lieux susceptibles d’être aménagés en entrées de ville, parfois concrétisées – avenue de la Foresterie, rue de Stalle –, quelque fois avec un certain succès. Pourtant, face aux problématiques majeures qui se posent à l’humanité – changement climatique, raréfaction des hydrocarbures, nuisances automobiles sur le cadre de vie –, et aux défis propres à Bruxelles – manque d’attractivité de l’habitat urbain et avec lui baisse des revenus propres de la Région, saturation des voies de communication principales, pollution de l’air –, on ne comprend pas pourquoi cette problématique n’intéresse pas davantage les pouvoirs publics. En effet, envisagées dans un contexte d’aménagement global de la Région, les entrées de ville peuvent constituer un levier d’action très efficace, pour peu que leurs aménagements respectent des principes de base.
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