1.	DEMOGRAPHIE, CYCLES ET PROJETS DE VIE - LUNDI 24 MARS 2014

1. DEMOGRAPHIE, CYCLES ET PROJETS DE VIE - LUNDI 24 MARS 2014

La population de la région de Bruxelles-Capitale est la plus jeune du pays. Elle a gagné 210.000 habitants depuis 1996, d’une part parce que sa population est jeune et donc en âge d’avoir des enfants, et, d’autre part, parce que les flux migratoires concernent principalement une population jeune, le plus souvent célibataire et locataire (et donc mobile). Un quart de la population déménage entre 17 et 26 ans. La population bruxelloise s’est également considérablement diversifiée, si bien que cette catégorie sociale, « jeunes », regroupe des « univers sociaux qui n’ont pratiquement rien en commun », pour paraphraser Pierre Bourdieu.

Des migrations d’émancipation (vers l’agglomération) aux migrations de jeunes couples avec enfants (vers la périphérie), l’âge et le milieu social conditionnent les mouvements de migration interne. Les mouvements migratoires des jeunes ne résultent pas seulement de migrations d’émancipation choisies mais aussi de déterminants sociaux, culturels et économiques. Le chômage étant massif parmi les jeunes, surtout les jeunes peu qualifiés, il entrave l’accès au logement. Sur le territoire, des logiques de ségrégation se renforcent.

Cette première séance de l’école urbaine a pour but d’ouvrir le cycle sur une vue d’ensemble de la situation par la description des évolutions démographiques et des critères déterminant les choix de vie des jeunes. Quelles sont les motivations qui ont un impact sur les flux migratoires des jeunes dans la région bruxelloise ? Quelles logiques sous-tendent les choix résidentiels des jeunes ? Comment les politiques publiques y répondent-elles ?

Les jeunes à Bruxelles : une géographie et une démographie en mouvements 

Xavier DEHAIBE, Responsable de la cellule Territoire et Population – Institut Bruxellois de Statistique et d’Analyse (IBSA)

 

Jeunes en transition, adultes en devenir : conclusions du Rapport bruxellois sur l’état de la pauvreté 2012 

Marion ENGLERT, Collaboratrice scientifique à l’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles