Le Bruit de la ville

Le Bruit de la ville

49e École urbaine de l’ARAU –  19-25 mars 2018

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La question du bruit en Région de Bruxelles-Capitale est de pleine actualité : un nouvel arrêté « son amplifié » entre en effet en vigueur le 21 février 2018 et une enquête publique sur le nouveau « Plan Bruit » de la Région est prévue pour cet automne. Un nouveau portail régional d’information est par ailleurs ouvert depuis décembre 2017.

Les impacts relatifs au bruit en ville sont bien connus et portent atteinte à la qualité de vie des Bruxellois. Bruxelles Environnement expose sur son site web que : « Environ 70% des Bruxellois considèrent le bruit comme une des nuisances environnementales principales qui perturbe leur qualité de vie. Plus de 50% des plaintes introduites auprès de Bruxelles Environnement concernent les nuisances sonores. Globalement, l’environnement urbain de la Région devient de plus en plus bruyant et les Bruxellois se sentent surtout agressés par le bruit de la voirie et des avions. Subir des niveaux de bruit permanents ou temporaires, de jour ou de nuit, a des conséquences sur la santé et la qualité de vie en général. Des études épidémiologiques démontrent que les risques d’attaque cardiaque augmentent de 40% lors d’exposition à des niveaux sonores de 50 dB(A) sur de longues périodes (20 ans et +). »

Des recherches récentes sur le coût sanitaire du bruit permettent de quantifier les  années  de  vie  en  bonne  santé  perdues  par  les Bruxellois à cause du bruit des transports. Elles permettent également d’évaluer l’impact économique de ces effets sanitaires : « En additionnant les résultats, la gêne et les troubles du sommeil liés au bruit des transports en Région de Bruxelles-Capitale ont  induit  en  2011  une  perte  de  5.300  années  de  vie  en  bonne  santé. » A Bruxelles, le bruit des transports a induit en 2011 un coût économique de  120 millions d’euros pour la gêne et environ 145 millions d’euros pour les troubles du sommeil.

Malgré ces constats, on tend traditionnellement à considérer que la ville, parce qu’elle est densité, est destinée à concentrer les nuisances. Mais l’objectif de réaliser la ville durable invite à renverser cette  perspective : c’est justement parce que la ville concentre de nombreuses victimes potentielles de nuisances qu’elle doit être protégée. C’est d’ailleurs cette perspective d’équité sociale qui est poursuivie par la Région dans le dossier du survol de Bruxelles.

La ville, qui est par définition coexistence, doit être habitable. Des politiques doivent donc être menées pour domestiquer les émissions. Cette 49e  École urbaine vise à explorer les solutions au problème des nuisances sonores en ville. Elle se clôture avec le Congrès du réseau international « Vivre la ville » dont l’ARAU est membre depuis 2015 et qui est plus spécifiquement concerné par les nuisances liées aux débordements de la « ville festive ».