L’acquisitif social : comment outiller les ménages à revenus modestes dans l’accession à la propriété ?

L’acquisitif social : comment outiller les ménages à revenus modestes dans l’accession à la propriété ?

Le logement est traditionnellement considéré, par la sécurité qu’il procure, comme un besoin de base. C’est un droit fondamental consacré par l’article 23 de la Constitution. Lieu de ressourcement, de repos et d’ancrage, dans la ville et dans la société. C’est à partir du logement que l’individu peut, s’il le souhaite, vivre en couple ou fonder une famille. Une adresse est nécessaire pour trouver un travail ou bénéficier de la plupart des droits sociaux. Or, pour une frange importante de la population bruxelloise, l’accès au logement constitue un parcours d’obstacles. En cause, l’insuffisance d’offre de logements sociaux (plus de 44.000 ménages figurent sur les listes d’attente) et l’augmentation des prix sur le marché privé. S’ajoutent à cela des effets de discrimination et de rejet.

Face à l’accroissement de la pauvreté et à l’érosion de la sécurité sociale, l’accès au logement devient un problème de plus en plus crucial.

Bruxelles présente un profil particulier car il y a davantage de locataires que dans le reste du pays. Traditionnellement ville de maisons unifamiliales, Bruxelles présente également un parc d’immeubles de rapport, parfois anciens et dégradés et a vu se développer dans les années 60-70 des ensembles d’immeubles collectifs, publics comme privés. L’exode urbain a ensuite vidé une partie de la ville, qui a atteint un plancher démographique en 1995. Depuis une quinzaine d’années, la population s’accroit plus vite que le parc de logement et les prix sont repartis à la hausse. Le PRAS démographique (2013) a ouvert de nouvelles zones foncières au logement en élargissant les affectations possibles dans les anciennes zones d’industries urbaines en particulier le long du canal. Le PRDD prévoit aujourd’hui la construction de 4.000 logements neufs par an, productions publique et privée confondues… une offre nouvelle qui vise à exercer une pression vers le bas sur les prix mais aussi à attirer des investisseurs (la pierre restant une valeur refuge) qui, dans le meilleur des cas, louent aux prix du marché…

En attendant, l’exode urbain de la classe moyenne mais aussi des ménages à faibles revenus se pérennise, du fait des difficultés d’accès au logement, de la dégradation du cadre de vie en ville mais aussi d’effets d’évitement. Comment, dès lors aider les ménages à accéder à la propriété et à créer les conditions de leur maintien à Bruxelles ?

L’accession à la propriété est en effet susceptible de contribuer à  un projet de vie – et de ville – stable.

Suite aux réformes fiscales décidées par la Région de Bruxelles-Capitale dans la foulée de la sixième réforme de l’État, la 48e École urbaine sera consacrée à cet aspect particulier de la politique du logement qu’est l’accès à la propriété pour le plus grand nombre.

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